|
|
||
| Enquête et mort à Winterthur | ||
|
Au début des années quatre-vingt,
quand la jeunesse de Zürich sessouffle dans la révolte,
celle de Winterthur prend le relais. À cette époque, la
ville est considérée comme étant très ennuyeuse:
dès 23 heures, les rues se vident, il est de bon ton de se coucher
tôt, afin dêtre plus performant au travail. Sur le plan
économique, Winterthur dépend des sociétés
Sulzer et Rieter et une des plus grandes manifestations de ces années
de tension s'adresse directement contre la société Sulzer,
plus précisément contre lexportation des installations
hydrauliques (qui pourraient servir à la production de matières
premières pour des armes nucléaires) livrées à
la junte militaire d'Argentine.
|
|
|
| de Richard Dindo (Suisse, 2002 , 102 min.) | ||
|
|
||
|
Dindo remédie à ce manque dinterlocuteurs
en se tenant proche du livre "Enquête et mort à Winterthur",
au moins en ce qui concerne le début du film. Il remet en scène
des événements que le journaliste Erich Schmid a vécus
lors de ses travaux de recherches. Vers la fin du film, Dindo se concentre
sur le peintre Aleks Weber en décrivant sa vie jusquà
sa mort en 1994. Ses tableaux montrent lambiance hystérique
de lÉtat policier ainsi que lhorreur de sa vie en isolement.
Trois de ses amis de lépoque, ainsi que sa mère -
une femme qui ne sest manifestement pas laissée intimider
.- apparaissent dans le film et complètent limage dAleks
et des "Wintis". La jeune Gabi, qui est morte en prison, est
représentée par une actrice qui se balade en ville sur son
vélo. Elle a lair perdue, comme létait sans
doute la réelle Gabi. Le gardien de prison qui avait servi un thé
à Gabi la nuit de sa mort ne nous en apprend pas beaucoup plus.
De son côté, on trouve encore le commandant adjoint de la
police de lépoque et Rudolf Friedrich, ancien conseiller
fédéral, pour lequel les « Wintis »
ont bricolé une bombe qui a explosé au bord dune fenêtre
de sa villa. |
![]() |
|
| pour imprimer | ||