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| Un Été chez Grand-Père | ||
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Pour Les Garçons de Fengkuei, la lecture
des mémoires de Chen Cong-wen m'a conduit à demander au
caméraman de prendre sans cesse de la distance par rapport à
l'action. Je passais mon temps à lui dire : "plus loin, plus
loin." Pour le film suivant, Un Été chez Grand-Père,
j'ai dû faire face aux mêmes incertitudes, aux mêmes
questions de forme et de fond, etc. Je me suis cru à nouveau bloqué.
Or un jour, chez Edward Yang, nous avons regardé la vidéo
d'dipe Roi de Pasolini. Ce fut la réponse à toutes
mes interrogations. Ce film m'a fait comprendre qu'il y a au cinéma
quatre point de vue différents : le point de vue objectif du réalisateur,
plus son imagination, le point de vue objectif du personnage principal,
plus son imagination. Faire un film, c'est jouer avec ces quatre points
de vue. Dans Un Été chez Grand-Père, il y a une scène
où le héros, perchés dans un arbre, voit arriver
une fille. Je filme le long moment de l'attente, les champs à l'horizon,
les arbres qui bougent... Cette scène est venue d'un souvenir personnel
: lorsque j'avais treize ans, j'allais cueillir des mangues et je montais
moi-même aux arbres. C'est le film de Pasolini qui m'a donné
envie de la construire comme je l'ai fait.
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| Hou Hsiao-hsien (Taiwan,1984, 102') | ||
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producteur:
Yu Chen-yen pour Marble Road Production ; scénario: Chu Tien-wen,
musique: Edward Yang, Tu Duu-chih ; avec Wang Chi-kuang, Li Shu-tien,
Ku Chun, Mei Fang, Yeng Cheng-kuo,... |
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