HAPPINESS IS A WARM GUN

 

 

 

Petra, militante écologiste et pacifiste des années 80, a été tuée dans son sommeil d'une balle de revolver tirée par Gert, ex-général allemand et devenu son compagnon et allié politique. Gert se suicide peu après. S'agit-il d'un meutre ou Petra désirait-elle ce coup de feu? Entre le moment où la balle de Gert a pénétré son crâne et cet instant où, terminant sa trajectoire mortelle, elle a atteint son cerveau, que lui est-il arrivé? Projetée dans le temps présent par un flash-forward, Petra se réveille dans l'univers clos et vitré de la zone de transit d'un aéroport international. Durant sa traversée de ce purgatoire moderne, Petra se confronte à Gert et à d'autres personnages marquants de son existence pour saisir le sens de ce coup de feu.
Dans cet éblouissement de la mort, Petra découvre la puissance de ses désirs absolus. Entièrement focalisé sur Petra et Gert, Happiness is a warm gun s'attache à ces deux êtres en quête d'un bonheur et d'un futur hypothétiques. Basé sur un fait divers qui fit la une des journaux et choqua le monde germanophone il y a près d'une dizaine d'années, le film commence là où la vie des vrais protagonistes s'arrête. Thomas Imbach ne cherche d'ailleurs pas à investiguer les événements réels mais tente plutôt d'ouvrir un espace fantasmatique entre la vie et la mort. Le travail expérimental du cinéaste et son utilisation très stylisée du montage participent aussi pleinement à l'élaboration de cet espace. C'est une chanson des Beatles, présente sur leur mythique Album Blanc, qui donne son titre à Happiness is a warm gun.

 

 
    de Thomas Imbach (Suisse, 2001, 92')
   

          avec Linda Olsansky et Herbert Frisch

 

 

 

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