KOSH BA KOSH
 

 

“Kosh ba kosh: traduite en français, la formule signifie: On est quitte! Elle exprime le plein accord auquel parviennent deux joueurs au terme de longues séries de parties, sans cesse recommencées parce que le perdant, à chaque fois, souhaite une revanche et, à cette fin, lorsqu’il ne dispose plus d’argent, mise tout ce qui lui tombe encore sous la main : sa montre, sa chemise ou… sa fille.

 

 
    De Bakhtyiar Khudoynazarov (Tadjekistan, 1h43, 1993)
 

 

C’est exactement ce qui se passe au début de ce film : des groupes d’hommes lancent les dés sur la place d’un quartier populaire, se forment, se déplacent au gré des évènements ou des orageuses disputes qui ponctuent ces duels soumis au hasard et qui se poursuivent tandis que les commentaires vont bon train. Mira débarquant d’Europe occidentale,  revient au (…) Tadjikistan, pour visiter son père, un fameux joueur, qui se voit immanquablement vainqueur et que la déveine accule à donner en gage cette belle inconnue dont le prix vaut mieux qu’une fortune. (…)

 

   
 

 

 

A partir de cette situation, se dessine, comme en filigrane, des figures qui dépassent le cadre du Tadjikistan et font miroir à d’autres régions du monde troublé d’aujourd’hui(…). La narration se contente de jeter l’esquisse  et répugne aux explications, attitude à l’inverse des mises en scène fondées sur l’immédiate efficacité des spectacles contemporains.”


F. Buache, ex-directeur de la cinémathèque Suisse

 

 

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