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DIWAN (Allemagne, 1973, 85') de Werner Nekes |
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| Diwan | ||
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A la fin des années 1960, Werner Nekes fonde
Das Andere Kino (l'Autre cinéma), la Hamburger Filmmacher Cooperative
(la Coopérative de réalisation de films de Hamburg) et enseigne
les arts plastiques à l'Ecole supérieure d'art de Hamburg.
Théoricien et praticien de la "Kiné", il explore
les potentialités d'un cinéma du montage photogrammatique,
malmenant le caractère fluide et faussement naturaliste de "l'image-mouvement".
Werner Nekes, en déplaçant et amplifiant le modèle
structurel du cinéma métrique (qui détermine l'organisation
formelle des courts métrages de Peter Kubelka), renoue avec les
dispositifs techniques et scientifiques de décomposition du mouvement,
à l'origine des jouets optiques pré-cinématographiques
(qu'il collectionne par ailleurs). Ainsi, ses films traquent le "mouvement-de-l'image",
un mouvement qui ne se trouve pas dans les plans, mais qui a lieu entre
les images. En analysant les mécanismes techniques du dispositif
cinématographique, Werner Nekes cherche à moderniser la
vision du public: les spectateurs deviennent les témoins d'une
expérience scientifique, qui consiste à observer le choc
d'images isolées, le conflit de cadres juxtaposés.
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| Werner Nekes (Allemagne, 1973, 85 min) | ||
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«Quand on voit DIWAN, on peut facilement
se rendre compte des réserves de Nekes vis-à-vis des images
esthétisantes. Tout au contraire, il sefforce de changer
limage au momentmême où le spectateur pourrait se décider
à la classer parmi les "belles images. |
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A l'ESBA, 2, rue du Général-Dufour
(le sous-sol) |
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