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DIWAN |
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A la fin des années 1960, Werner Nekes fonde Das Andere Kino (l'Autre
cinéma), la Hamburger Filmmacher Cooperative (la Coopérative
de réalisation de films de Hamburg) et enseigne les arts plastiques
à l'Ecole supérieure d'art de Hamburg. Théoricien
et praticien de la "Kiné", il explore les potentialités
d'un cinéma du montage photogrammatique, malmenant le caractère
fluide et faussement naturaliste de "l'image-mouvement". Werner
Nekes, en déplaçant et amplifiant le modèle structurel
du cinéma métrique (qui détermine l'organisation
formelle des courts métrages de Peter Kubelka), renoue avec les
dispositifs techniques et scientifiques de décomposition du mouvement,
à l'origine des jouets optiques pré-cinématographiques
(qu'il collectionne par ailleurs). Ainsi, ses films traquent le "mouvement-de-l'image",
un mouvement qui ne se trouve pas dans les plans, mais qui a lieu entre
les images. En analysant les mécanismes techniques du dispositif
cinématographique, Werner Nekes cherche à moderniser la
vision du public: les spectateurs deviennent les témoins d'une
expérience scientifique, qui consiste à observer le choc
d'images isolées, le conflit de cadres juxtaposés. «Quand on voit DIWAN, on peut facilement se rendre compte des réserves
de Nekes vis-à-vis des images esthétisantes. Tout au contraire,
il sefforce de changer limage au moment même où
le spectateur pourrait se décider à la classer parmi les
"belles images. |