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En 1991, alors que la nouvelle vague kazakh était à son zénith, Darejan Omirbaev travaillait encore dans lombre. Il avait alors signé deux courts métrages et quelques scénarios mais surtout il était en train de tourner son chef-doeuvre, Kairat. LOccident qui avait fait la part belle aux jeunes cinéastes venus du Kazakhstan, encore à cette époque en Union soviétique, mettra sept ans avant de reconnaître le travail dOmirbaev; non seulement Kairat, mais aussi Kardiogramma, présenté en 98 au Spoutnik, le second volet dune trilogie qui se terminera en 1998 par Killer.
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| KILLER (TUEUR A GAGES, MARAT) | ||
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Dette sanglante
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| de Darejan Omirbaev (Kazakhstan, 1h10, 1999) | ||
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Pas besoin de gros calibres et de courses-poursuites pour dire cela. Omirbaev a mieux: un style cadré au cordeau, qui privilégie lellipse, se refusant à montrer la violence pour mieux suggérer ses causes et dénoncer ses effets. Lengrenage dans lequel se trouve pris Marat, le jeune chauffeur honnête, bon mari et père dun enfant en bas âge, en prendra les allures dune passion laïque à la Bresson ou Pasolini. Car cest à ces cinéastes-là plutôt quaux premiers cités quil convient de comparer Omirbaev, créateur solitaire, rare et exigeant ( ) Chaque séquence paraît rétrospectivement aussi nécessaire quune équation dun théorème ou quune étape dun calvaire.
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