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| Séance expérimentale | ||
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Sidney Peterson, qui participe à la première vague du Nouveau Cinéma américain, est marqué par linfluence du surréalisme quil avait découvert à Paris à la fin des années 1920. The Potted Psalm, son premier film réalisé avec le poète et futur cinéaste James Broughton, fait déjà preuve dune nette préférence pour lenchevêtrement des fils de la narration et labandon de tout scénario préétabli. Entre 1946 et 1949, il réalise la plupart de ses films dans le cadre de latelier de cinéma quil dirige à lEcole des Beaux-Arts de San Francisco. Ces films, longtemps demeurés invisibles, sont luvre dun collectif: Peterson dirige ses étudiants tout en intégrant leurs suggestions et reprend en main les choses au stade du montage. Systématiquement, il choisit comme protagoniste principal un étudiant qui présente un grain de folie certain (si lacteur de Potted Psalm sest suicidé peu après le film, le protagoniste de The Cage disparaît purement et simplement pendant le tournage!). La vision quil promulgue est libérée et subjective: ainsi The Cage présente-t-il les rues de San Francisco du point de vue de lil du héros-peintre qui est littéralement sorti de son orbite...
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| Sidney Peterson | ||
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La représentation de lespace pour
laquelle Peterson opte évoque lexpressionnisme abstrait.
The Petrified Dog, par exemple, entremêle sur fond de musique bruitiste
des paradoxes perceptifs chers à Magritte (cf. La Condition humaine)
à des références à Alice de Lewis Carroll:
la prise de vue de ses films sera désormais cadrée à
travers un miroir anamorphosant. Un certain bricolage intellectuel caractérise
lensemble de son uvre: Mr Frenhofer renvoie au Chef duvre
inconnu de Balzac et aux eaux-fortes Minotauromachie de Picasso, tandis
que The Lead Shoes fait référence à deux ballades
médiévales pour relier entre eux des objets fournis au hasard
par ses étudiants (un scaphandrier, un cochon dInde, etc.).
Après une longue éclipse, il renoue en 1981 avec le principe
du film collectif en dirigeant un atelier à lInstitut dart
de Chicago, en remettant en scène les âmes du Jardin des
délices de Jérôme Bosch dans le milieu du skateboard
urbain.
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ESBA (2, rue Général-Dufour),
mercredi 26 novembre, 18h:
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