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| PAU ET SON FRÈRE | ||
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Alex est mort. De lui, il ne restera bientôt
que quelques cendres dans une boîte et un fantôme qui apparait
dans les montagnes. Pau, son frère, doit identifier le corps, le
faire incinérer. Avant de partir, avec leur mère, s'installer
dans le petit village pyrénéen où demeurait
Alex. Là-bas, ils rencontrnent sa copine, ses voisins, et tentent
de vivre avec eux. Ils essaient, Marc Recha aussi. Le nouveau film de
l'auteur de L'arbre aux cerises se compose en trois parties. dans la première,
les faits s'enchaînent, sobres et implacables, sans tergiversation
(la crémation, en particulier). La dernière, de retour à
Barcelone, est plus poussivement psychologique, beaucoup moins réussie
surtout parce qu'elle se refuse le risque d'être tout à fait
ratée. Mais la majeure partie de Pau et son frère, peu bavarde,
décousue-recousue, est expérimentale: elle n'est que tentatives.
Pour le personnages (et leurs rapports: amoureux, père-fille, etc.)
comme pour le cinéaste qui filme sans rien chercher à démontrer,
l'attention se fixant toujours sur l'instant, sur les gestes, la matière
et les figures qui se dessinent. |
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| Marc Recha (Espagne-France, 2001, 110 min) | ||
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Recha présente des blocs qui durent, arrachés
à un flux plus général et collés à
d'autres portions dépensières. Une scène d'amour
allusive, des poursuites amusées, des rires rageurs, des rencontres
prolongées... Ainsi alternent les scènesmincertaines, tantôt
très belles, tantôt invisibles (lorsqu'elles semblent ne
receler rien d'identifiable à contempler), et parfois très
belles parce qu'elles sont invisibles.
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| avec David Selvas, Nathalie Boutefeu, Marieta Orosco, David Recha | ||
| E. H. les Cahiers du cinéma, juin 2001 | ||