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Jacub, jeune homme oisif, vit avec son père, tailleur pour dames.
Il narrive pas à rompre avec lentreprenante Tereza,
cliente de son père et femme mariée qui aime le séduire
entre deux portes. Son père étant à lhôpital,
le jeune homme décide de passer quelques jours dans la maison familiale
abandonnée. Grâce à ce retour à la terre, dans
le jardin paternel, Jacub redécouvre les choses simples et fait
la connaissance de la très jeune et très mystérieuse
Héléna. Elle lui ouvre les portes dun autre monde
pendant que Tereza vient le harceler jusque dans sa campagne.
Propos de Martin Sullik: J'ai voulu faire un film positif. Nous avons
d'abord cherché la forme et j'ai pensé aux auteurs Romantiques
de la fin du 18ème siècle. Ces romans "initiatiques"
ont inspiré la structure du film, les chapitres, les titres, l'ironie
et les rencontres...
Jean-Jacques Rousseau apprend à Jacub à se débarrasser
des choses inutiles, Wittgenstein lui apprend que tout a déjà
été découvert et qu'il faut reclasser les connaissances...
Nous avons voulu faire un film qui ne soit pas rationnel mais que l'on
ressente, composer une succession de courtes fables à la manière
des Haïku japonais. Chaque chapitre du film propose une approche
du monde. A la fin de chaque chapitre le temps s'arrête. Deux personnes
se comprennent sans se parler. On pourrait situer la vérité
entre le monde et la parole. Allons cultiver notre jardin...
Propos de joel Farges, producteur:
Une nouvelle vague est en train d'émerger en République
Tchèque et en Slovaquie. Il ne faut pas oublier queces réalisateurs
sont restés très longtemps coupés du monde. Aujourd'hui,
ils rattrapent leur retard et s'inscrivent dans la mouvance actuelle.
Il existe des possibilités de cofinancer leurs films à partir
de la France et de l'Europe. C'est là que nous intervenons en créant
des coproductions à moyen terme. Nous signons avec certains pour
plusieurs films, ce qui permet de s'intéresser aux choix des sujets
et à la construction même des histoires. Ce sont de vraies
collaborations. Dans la nouvelle génération, Martin est
la figure de proue d'un nouveau cinéma slovaque. C'est le seul
cinéaste à avoir une carrière relativement conséquente
dans son pays et à l'étranger. Les films de Martin ont une
très grande qualité, ils sont à la fois profonds
et limpides. J'ai vu son film précédent, J'ai lu le scénario
du Jardin, nous en avons longuement parlé. J'ai assisté
au tournage, aux rushes, au prémontage, au mixage. Mesinterventions
étaient prises ou non en considération, il y avait un formidable
dialogue. C'est un travail de collaboration, un travail de confiance et
d'amitié.
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