LE JARDIN
 

 

Jacub, jeune homme oisif, vit avec son père, tailleur pour dames. Il n’arrive pas à rompre avec l’entreprenante Tereza, cliente de son père et femme mariée qui aime le séduire entre deux portes. Son père étant à l’hôpital, le jeune homme décide de passer quelques jours dans la maison familiale abandonnée. Grâce à ce retour à la terre, dans le jardin paternel, Jacub redécouvre les choses simples et fait la connaissance de la très jeune et très mystérieuse Héléna. Elle lui ouvre les portes d’un autre monde pendant que Tereza vient le harceler jusque dans sa campagne.

 

 
   de Martin Sulik (Slovaquie, 1995, 95')
 

 

Propos de Martin Sullik: J'ai voulu faire un film positif. Nous avons d'abord cherché la forme et j'ai pensé aux auteurs Romantiques de la fin du 18ème siècle. Ces romans "initiatiques" ont inspiré la structure du film, les chapitres, les titres, l'ironie et les rencontres...
Jean-Jacques Rousseau apprend à Jacub à se débarrasser des choses inutiles, Wittgenstein lui apprend que tout a déjà été découvert et qu'il faut reclasser les connaissances... Nous avons voulu faire un film qui ne soit pas rationnel mais que l'on ressente, composer une succession de courtes fables à la manière des Haïku japonais. Chaque chapitre du film propose une approche du monde. A la fin de chaque chapitre le temps s'arrête. Deux personnes se comprennent sans se parler. On pourrait situer la vérité entre le monde et la parole. Allons cultiver notre jardin...

 

    avec Roman Luknar, Marian Laboda, Zuzana Sulajova
 
 

 

Propos de joel Farges, producteur:
 Une nouvelle vague est en train d'émerger en République Tchèque et en Slovaquie. Il ne faut pas oublier queces réalisateurs sont restés très longtemps coupés du monde. Aujourd'hui, ils rattrapent leur retard et s'inscrivent dans la mouvance actuelle. Il existe des possibilités de cofinancer leurs films à partir de la France et de l'Europe. C'est là que nous intervenons en créant des coproductions à moyen terme. Nous signons avec certains pour plusieurs films, ce qui permet de s'intéresser aux choix des sujets et à la construction même des histoires. Ce sont de vraies collaborations. Dans la nouvelle génération, Martin est la figure de proue d'un nouveau cinéma slovaque. C'est le seul cinéaste à avoir une carrière relativement conséquente dans son pays et à l'étranger. Les films de Martin ont une très grande qualité, ils sont à la fois profonds et limpides. J'ai vu son film précédent, J'ai lu le scénario du Jardin, nous en avons longuement parlé. J'ai assisté au tournage, aux rushes, au prémontage, au mixage. Mesinterventions étaient prises ou non en considération, il y avait un formidable dialogue. C'est un travail de collaboration, un travail de confiance et d'amitié.

 

 

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