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| MEAT | ||
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La clarté formelle de Meat tient pour beaucoup à la linéarité de son sujet : du buf dans la prairie au hamburger dans le filet de la ménagère, lordre des opérations est rigoureux, nécessaire et inévitable ; il commande donc aussi la succession des images.
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| de Frederick Wiseman (usa, 1976, n/b, 113 min.) | ||
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Il y a la chaîne zoologique et ses avatars historiques : des massacres de bisons du siècle dernier (quévoque inévitablement le premier plan) à lapprovisionnement quotidien des familles en steaks (aux abattoirs modernes : Meat, le film) ; et litinéraire de la métamorphose du veau en hamburger, les différentes étapes qui assurent le passage de la bête à lhomme : pâturages, enclos, ventes aux enchères, infrastructures de transports, chemin de fer et camions, enfin les abattoirs, le centre du film.
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Lordre machinique de léquarrissage,
de labattage des bêtes à leur dépeçage
complet, délimite une autre chaîne, celle de la division
et du morcellement du travail humain, dune succession sanguinaire
de machines-outils et de postes, dhommes réduits à
lexécution dun geste, à nêtre quun
moment partiel dun procès qui change avec les espèces.
La division technique du travail se prolonge elle-même dans la hiérarchie
sociale et lopposition du capital et du salariat.
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