Comme chaque été, le cinéma Spoutnik sort de ses murs et s'installe dans la cour de la rue Lissignol du 18 au 23 août. Projections gratuites. Bar et petite restauration dès 20h. Amenez vos lunettes de soleil.

En cas de mauvais temps les projections auront lieu au Cinéma Spoutnik -11 rue de la Coulouvrenière -1204 Genève - rens. dès 19h au 022 328 09 26

 

 
   L’Amour en plein AIR. Spoutnik été 2003
 

 

Lundi 18 août à 21h

LA BARRIERE DE CHAIR de Seijun Suzuki
(Japon, 1964, 90')


Dans les ruines du Japon de l’après guerre, les gens ont adopté un rythme de vie bien particulier : trafiquants en tous genres, prostituées, marché noir, violence, agressions, voilà de quoi est constitué le quotidien de tous ces japonais, qui pour survivre doivent sombrer dans l’illégalité ou bien adopter un quelconque système D.
Au milieu des ruines, cinq prostitués se serrent les coudes. Rageuses, provocatrices et malicieuses, elles se sont jurées de ne plus jamais coucher gratuitement. Mais un homme va apparaître dans leur vie : poursuivi pour avoir tenté d’assassiner un soldat américain, il va trouver refuge auprès de ces cinq femmes. Et bouleverser leurs habitudes.
Un grand classique de la firme Nikkatsu et qui illustre assez bien le genre “roman-porno” (contraction des mots romantiques et pornographiques) de l’époque. Une histoire de sexe donc, de désir, et d’amour également.
La barrière de la chair s’inscrit donc dans la première partie de sa houleuse carrière, dans le plus pur style de la Nikkatsu. Un film assez torride (du moins pour l’époque) à tendance sadomasochiste, des scènes également très drôles, et surtout une réalisation et une photo magnifiques.



 
Mardi 19 août à 21h

LA COLLECTIONNEUSE de Eric Rohmer
(France, 1966, 90’)


Adrien, ayant besoin de repos, part à Saint-Tropez dans la villa prêtée par un ami, en compagnie de Daniel, un peintre. Ils y trouvent Haydée, une belle fille libre et amorale, qui collectionne les garçons. Ses ébats perturbent le calme des nuits et troublent les deux hommes. Adrien provoque Haydée puis incite Daniel à la séduire. Dépité, Adrien abandonne la jeune fille pour rejoindre sa fiancée à Londres.

 

 
 Du 18 au 23 août 03 - 21h - 8 rue Lissignol – Genève
 

 

Mercredi 20 août à 21h

Soirée courts métrages expérimentaux

de Genet, Iimura, Dwoskin,
Schneeman, Export, etc.



AI LOVE de Takahiro Iimura

(Japon, 1962, 10min)


«J’ai vu un grand nombre de films d’avant-garde japonais. Parmi tous ces films AI LOVE ressort par sa beauté et son originalité, un ciné-poème, sans l’habituelle imagerie pseudo-surréaliste. La comparaison la plus proche serait loving de Brakhage ou Flaming Creatures de Jack Smith. Une exploration poétique et sensuelle du corps… fluide, directe, belle…» Jonas Mekas


 UN CHANT D’AMOUR de Jean Genet
(France, 1950, 25min)


« (..) UN CHANT D’AMOUR tente, un peu à la manière des surréalistes de subvertir le conscient, le réel, au profit de l’inconscient, de l’imaginaire.
On voit de la nudité, comme dans la scène où un noir danse dans sa cellule, de la perversion, comme dans les scènes montrant les rapports qu’entretiennent le prisonnier et son geôlier dans les moindres détails. Toutefois on n’est pas dans l’espace du réel; il ne s’agit pas d’un documentaire sur la vie des prisonniers. On est dans le domaine plus vaste de l’imaginaire, de la mise en scène, de la dérive, de l’évasion. On s’évade de prison.
Tout est fait pour nous confondre : la simplicité du récit, le fantasme, le réel. Quel fantasme se fond dans la réalité du prisonnier ? Le nôtre, celui des prisonniers, celui de Genet ?» Yann Beauvais

 


Jeudi 21 août à 21h

LE SILENCE de Ingmar Bergman

(Suède, 1963, 96’)

Deux sœurs, Anna et Esther, et un jeune garçon, Johan, le fils d’Anna, de retour en Suède, s’arrêtent dans un hôtel d’une ville inconnue. Les deux sœurs, sexuellement détraquées, s’affrontent violemment pendant que Johan erre dans les couloirs de l’hôtel. Finalement Anna et Johan repartent en laissant Esther mourir seule dans la chambre de l’hôtel. Elle a glissé un mot à Johan : «âme».
Un film qui se voudrait muet. Peu de paroles, mais le silence qui traduit l’impossibilité de communiquer. Cette fois Dieu est évacué. Le film eut quelques ennuis en raison de l’audace (pour l’époque) d’une scène de masturbation. LE SILENCE est l’une des œuvres essentielles de Bergman.

 

 
 
 

 

Vendredi 22 août à 21h

LE ThéORèME de Pier Paolo Pasolini
(Italie, 1968, 100’)


Un jeune homme s’introduit dans la famille d’un riche industriel milanais et y sème la perturbation… Il repart; et chacun se retrouve face à lui-même: chaque personnage va réagir selon sa personnalité. Faut-il lire ce film comme une parabole ? Le christ révèle la vérité à l’homme, mais il est parfois difficile de l’affronter et de l’assumer. Controversé, ce film remportera pourtant le prix de l’office catholique international du cinéma.


Samedi 23 août à 21h

Ecran libre amoureux

(les films sont à remettre au spoutnik jusqu’au vendredi 22.
Nous ne passerons pas les films amenés le soir même)

 

 
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